Jeudi matin, gare de lyon. j’attends le train avec violaine, apparemment ravie de m’accompagner au festival des arts de rue de chalon sur saone : « avec toi je peux être une pétasse car il y a du répondant » me dit-elle cash. ça me fait plaisir mais je m’inquiète un peu pour elle… parce qu’en la voyant comme ça, habillée en nicolas von horton couture, je me dis qu’elle n’est pas préparée au choc culturel qui l’attend.

Trois heures plus tard, nous voilà donc au pays des farfadets.
à mi chemin entre l’acrobate dreadlocké et le ménestrel punk à chien, le farfadet semble tout droit sorti de la forêt de brocéliande, et il assure trop au diabolo. nous on a juste l’air d’arriver du canal saint martin ce qui est beaucoup moins sexy d’un point de vue circassien, et en plus on sait même pas faire la roue. bref, c’est parti pour deux jours de spectacle vivant : une parade d’échassiers marionnettistes, un spectacle religieux avec les new kids on the block, un duo de corde de lisse lesbien… plus open minded tu meurs, c’est le festival des bonnes surprises.

Moins funky, la danse contemporaine sur fond de musique minimaliste bruitiste (ambiance “plic ploc”). heureusement, j’ai avec moi un roman de barbara cartland qui me transporte littéralement : l’histoire de dorinda l’eczémateuse qui pique le promis de sa petite sœur, un mec surpuissant vivant à singapour. une sacrée bitch cette dorinda.
Morceau choisi : « maximus je vous aime, vous êtes mon maître, et le maître de singapour… ses lèvres se rendirent à ses baisers et leurs corps se mêlèrent dans une longue étreinte ». mais quel talent cette barbara! pas très farfadet, certes, mais tellement culte.

iamcha feat. violaine dw


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