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20h17 : texto de Clotilde F. : “il paraît que ça va être blindé, hurry up honey!” OK, j’enfile mes moufles de compet, j’attrape la petite au passage sur le quai de La Chapelle, direction Pailleron. Il fait environ -5 degrés, on a les gambettes à l’air, tout va bien! Comme prévu, dès l’ouverture, la patinoire est prise d’assault par toute la crème de la hype. Ba oui, quand le chevelu de The Kooples est là, en général c’est là que ça se passe.


21h04 : je suis prête à fendre la glace, Redbull dans la moufle. Pilooski et ses amis enchantent nos petites oreilles gelées avec une sélection délicieusement improbable, allant de Rondo Veneziano (habilement placé je dois dire) à Jean-Pierre Ferland. Sous les spotlights roses et mauves, je me prends pour Sophie Marceau à la Main Jaune.


22h10 :
un garçon déguisé en banane tente une approche, je décline poliment.


22h31 : mes chevilles me font savoir qu’elles en ont marre. On décide de suivre Topper Harley à la Cantine de Belleville pour manger un morceau. Ce sera finalement un ti punch.


01h15 :
départ pour la soirée Btrax au Rex. Cette racaille de Clotilde fraude dans le métro et se fait pécho. Bonne comédienne, elle tente le “oups j’ai jeté le mauvais ticket”, en vain.


01h48 : Ben Men envoie du bois, et nous on enflamme la piste. Un warm up réussi en somme! Résultat, quand Siskid démarre son live, l’ambiance est électrique, et en moins de deux minutes, tout le monde est à bloc. De la bonne techno jouée par un vrai groupe de rock, avec batterie, synthé, machines et chant, c’est suffisamment rare pour être souligné. Je reste à peu près 47 minutes les bras en l’air. Même pas mal!


03h40 :
rando en talons dans Paris…


04h33 :
1 club sandwich + 2 épisodes des Nouvelles Filles d’à côté = bonne nuit!

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jeudi 12 novembre au Pin Up > more details here et vendredi 20 novembre au Point FMR pour la TILT! Party > more details here

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Alex & Annie on Fairtilizer


Le shopping à Brooklyn, so exciting!

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Une fois n’est pas coutume, je vous parle d’évènements avant même qu’ils ne se produisent. Parce que c’est la folie cette semaine et qu’il se passe des tonnes de trucs chouettes auxquels je participe de près ou de loin.

MERCREDI : c’est le come back des soirées Panik, en version “antisocial”, ce qui ne veut pas dire qu’on est des gros c**** heureusement. Au contraire, je pense que vous allez nous trouver très sympa : entre le it boy 2009 que tout le monde s’arrache, l’ayatollah de la techno hypnotique, les grands manitous de la musique de pub et le couteau suisse de la night parisienne… Autant vous dire que ça va être carrément la fête.
Panik @ Social Club, 142 rue Montmartre, w/ Krikor, Remain, KCPK, Special Ed. Entrée libre à partir de 23h00.

JEUDI : moins de name dropping parce que c’est fatiguant : je démarre ma micro résidence dans un micro club, le Pin Up. Et oui, après Jennifer Cardini, Swayzak, MarcoDos ou encore(!) Krikor, les mecs du Pin Up font -tout naturellement- appel à mes services. Mais comme je suis quelqu’un de sympa (décidemment, la boucle est bouclée), j’ai invité Pawn Heart à venir avec moi. C’est le grand gagnant des Disc Jockey Battle, donc ce n’est pas rien. Ambiance sitcom californien assurée.
Melrose Party @ Pin Up, 13 rue Tiquetonne, w/ iamcha & Pawn Heart. Entrée libre de 21h00 à 02h00.

VENDREDI : je ne peux rien vous dire c’est une surprise…

SAMEDI : c’est la rentrée du Bal de l’Elysée Montmartre, cette incroyable soirée que tout le monde connaît sans y être jamais allé! Entre boum d’ados, guinguette moderne et binge party, ça fait quand même 15 ans que ça dure. Rien que pour la culture gé, ça vaut le coup d’y aller.
Le Bal MTV IDOL @ Elysée Montmartre, 72 bd de Rochechouart, 15 euros de 23h30 à l’aube.


Depuis environ trois semaines je me dis : “il faut que je fasse mon article de rentrée“. C’est un peu LE sujet du moment, ce serait dommage de s’en priver. Sauf que moi je rentre de nulle part alors tout de suite, ça manque un brin d’exotisme.
Ne m’avouant pas si vite vaincue en ce doux mois de septembre 2009, je me propose de vous parler de la dernière tendance de bobo fauché mais digne, le “staycation“.
Je suppose que les seuls qui en ont entendu parler, sont ceux qui, comme moi, ont passé l’été à Paris et ont essayé de se consoler, tant bien que mal, en se disant que le staycation c’est vraiment, mais alors vraiment trop génial. Contraction de “(to) stay” et “vacation”, cet anglo néologisme se traduit très simplement par “vacances à domicile”. Ok, vu comme ça, le concept, aussi hype soit il, perd un peu de sa superbe.
Mais le vrai problème au fond, ce n’est pas tellement de ne pas partir en vacances… mais plutôt de voir revenir les autres qui se plaignent (”Trois semaines c’est tellement court!“), racontent les exploits de la petite dernière (”Loana a gagné le tournoi du Club Mickey“), ou pire, insistent pour montrer leur reportage photo de 12 Go (”Regarde, là c’est Jean-Mich’ qui imite l’oursin… Halala, on a ri!!!) Moi ça me donne envie de leur faire bouffer une poignée de sable. Avec un oursin planqué dedans tiens. Et puis des mégots aussi.
Tout cela pour vous dire, que grâce au staycation, on a l’impression de passer des vacances trop cool (”J’ai redécouvert Paris, c’était ma-gique!“) mais en fait, on se prépare juste à passer une année de m****.

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Se retrouver dans l’espace “pro” du festival Pantiero c’est un peu comme se retrouver au coeur des intrigues de Melrose Place. Déjà parce que Cannes ressemble à ce qu’on imagine de la Californie quand on n’y est jamais allé : des palmiers, la plage, des vieilles ultra bronzées, des filles en bikini et sandales compensées. On y trouve même des sapes Audigier, le plus ricain des français, après David Charvet évidemment. Je profite d’ailleurs de ce cher David pour créer habilement un pont entre la vie des pro de la musique (= ceux qui picolent au bar pendant les concerts) et la vie de Melrose Place, cette charmante résidence appartenant à la non moins charmante Amanda Woodward, une killeuse au boulot comme en amour. Oui, car Amanda a fait chavirer tour à tour les plus beaux mâles de Melrose : Billy, Jack, Peter, Kyle… sans oublier le jeune Craig (magistralement interprété par… David Charvet!)
Je vous passe les détails tumultueux de cette géniale série dans laquelle tout le monde baise et se fait baiser en permanence. Un peu comme dans la musique en fait… (enfin la suite logique du pont!) C’est l’ancien booker d’un certain DJ que je ne citerai pas qui me l’a dit, le jour où il s’est fait tirer la moitié de son catalogue par son ami et associé. Le DJ en question s’est finalement serré la meuf de son nouvel agent, qui était aussi le boss de son label. Résultat le mec n’a pas sorti son disque, et il s’est retrouvé à mixer pour des mariages entre deux résidences au Redlight. L’agent en question a finalement signé le meilleur pote du DJ qui était en vérité l’auteur de toutes ses prod. Il a aussi récupéré sa meuf au passage même si entre deux il s’était fait la stagiaire en backstage.
Ce qui est cool c’est qu’au final, ils sont encore tous copains et ils boivent toujours des coups ensemble. Comme à Melrose !

C’est drôle comme certains évènements a priori sans intérêt peuvent devenir le point de départ d’une réflexion globale intelligente, voire philosophique. C’est ce que mon père appelle « la vision cosmique du monde ». On s’est bien foutu de lui avec mon frère le jour où il nous a balancé ça, et pourtant, cette private joke familiale est devenue un véritable principe de vie, une sorte de devise. Devise grâce à laquelle j’ai obtenu mon premier job (cela va de soi, une vision super cosmique des projets évènementiels, quelle aubaine pour mon employeur).

Toujours est il qu’aujourd’hui, j’ai la chance de savoir mettre en perspective des choses anodines pour leur donner un sens nouveau. C’est presque de la prestidigitation. Exemple : « faut-il établir des règles ou faire confiance au genre humain? un cas pratique : la fête d’anniversaire en appartement. » La semaine dernière, j’ai eu l’excellente idée d’organiser une petite sauterie chez moi,  et d’expérimenter à cette occasion la notion de libre-arbitre avec mes invités. Je vous laisse juger du résultat… Cette photo vaut toutes les dissertations du monde.

Si vous ne saisissez pas le lien avec le titre de l’article, SOIT vous n’avez pas (encore) la vision cosmique SOIT vous n’avez jamais rencontré ma concierge.


Jeudi matin, gare de lyon. j’attends le train avec violaine, apparemment ravie de m’accompagner au festival des arts de rue de chalon sur saone : « avec toi je peux être une pétasse car il y a du répondant » me dit-elle cash. ça me fait plaisir mais je m’inquiète un peu pour elle… parce qu’en la voyant comme ça, habillée en nicolas von horton couture, je me dis qu’elle n’est pas préparée au choc culturel qui l’attend.

Trois heures plus tard, nous voilà donc au pays des farfadets.
à mi chemin entre l’acrobate dreadlocké et le ménestrel punk à chien, le farfadet semble tout droit sorti de la forêt de brocéliande, et il assure trop au diabolo. nous on a juste l’air d’arriver du canal saint martin ce qui est beaucoup moins sexy d’un point de vue circassien, et en plus on sait même pas faire la roue. bref, c’est parti pour deux jours de spectacle vivant : une parade d’échassiers marionnettistes, un spectacle religieux avec les new kids on the block, un duo de corde de lisse lesbien… plus open minded tu meurs, c’est le festival des bonnes surprises.

Moins funky, la danse contemporaine sur fond de musique minimaliste bruitiste (ambiance “plic ploc”). heureusement, j’ai avec moi un roman de barbara cartland qui me transporte littéralement : l’histoire de dorinda l’eczémateuse qui pique le promis de sa petite sœur, un mec surpuissant vivant à singapour. une sacrée bitch cette dorinda.
Morceau choisi : « maximus je vous aime, vous êtes mon maître, et le maître de singapour… ses lèvres se rendirent à ses baisers et leurs corps se mêlèrent dans une longue étreinte ». mais quel talent cette barbara! pas très farfadet, certes, mais tellement culte.

iamcha feat. violaine dw

Grâce à mon sens suraiguisé de l’observation, j’ai remarqué que les associations musicales inattendues, et de manière plus générale les décalages artistiques, avaient le vent en poupe : juju doré, les naïve new beaters, teki et leslie, j’en passe et des meilleurs… déjà en 2007, justice (trop pionniers les mecs) exhumait rondo veneziano et sheila pour le mix fabric. chouette démarche que d’assumer sa culture populaire inavouable! sauf qu’apparemment les anglais avaient moyennement envie de se marrer avec leur compil (aussi pionnière soit elle) et de se retrouver en vente dans les stations service aux côtés d’andré rieu et ses copains. cela dit, le style andré rieu, c’était plutôt bien vu de leur part car il semblerait que ce dernier soit en plein retour de hype. c’est ce que j’ai cru comprendre récemment lors d’une soirée chez régine, en écoutant un improbable live violons-machines produit par arnaud rebotini (on suppose donc l’absence de second degré…)
le crossover electro-classique était plutôt bien tenté, ça aurait même pu être une réussite dans le genre décalé sauf qu’au final, c’était plus ringard qu’à la mode.
“la mode c’est cyclique” on m’a dit mais j’ai pas vu le rapport.

En tout cas, si mes calculs sont bons, christian morin ne devrait pas tarder à faire son come back.

j’attends!